En bref
- 84,2 % des Français de 15 ans ou plus possédaient un smartphone en 2025, mais cet équipement ne garantit ni autonomie ni maîtrise des services en ligne.
- 7 % des 16-74 ans sont en situation d’illectronisme, avec un écart très net selon l’âge et le niveau de diplôme.
- 37 % des Français avaient utilisé une IA générative au cours des trois mois précédant l’enquête de 2025. Chez les 16-29 ans, la part atteint 73 %.
- La communication en ligne est largement maîtrisée, tandis que la protection des données, les logiciels et la confidentialité restent des zones de fragilité.
- La fracture numérique ne se limite plus à l’accès internet : elle concerne désormais la capacité à comprendre une interface, vérifier une réponse d’IA et protéger ses comptes.
Fracture numérique en France : un smartphone dans la poche ne suffit pas
Un smartphone peut ouvrir WhatsApp, afficher un QR code, recevoir un message de la banque ou lancer une recherche Google. Il ne garantit pas que son propriétaire sache créer un mot de passe solide, récupérer un compte piraté ou reconnaître un faux SMS de livraison. C’est là que la fracture numérique devient visible.
Les données issues de l’enquête annuelle de l’Insee sur les technologies de l’information et de la communication montrent un paradoxe net. En 2025, 84,2 % des Français de 15 ans ou plus disposaient d’un smartphone. L’équipement est donc devenu très répandu, y compris dans les foyers aux revenus modestes.
Le téléphone est souvent le premier écran connecté du foyer. Il sert à consulter la CAF, prendre un rendez-vous médical, suivre une livraison, regarder une vidéo, payer ou accéder à FranceConnect. Quand une démarche administrative bascule totalement en ligne, l’usage smartphone devient un passage obligé, pas un confort.
Le problème apparaît quand l’interface demande une action moins familière. Télécharger un justificatif en PDF, retrouver un fichier dans le dossier Téléchargements, envoyer une pièce jointe ou passer d’un mail à une application peut bloquer une démarche entière. Sur un écran de 6 pouces, les boutons sont petits, les fenêtres de consentement s’empilent et les erreurs sont rarement expliquées clairement.
Les 7 % d’illectronisme ne décrivent pas une minorité uniforme
En 2025, 7 % des Français de 16 à 74 ans étaient touchés par l’illectronisme. Ce chiffre recouvre deux réalités distinctes. Cinq pour cent ne se connectaient pas à Internet, tandis que 2 % utilisaient le réseau sans disposer des compétences numériques de base.
La différence compte. Une personne non connectée peut être freinée par le coût, l’absence d’équipement, une couverture réseau limitée ou un choix personnel. Un internaute sans compétences peut, lui, ouvrir Facebook ou consulter la météo tout en restant incapable de modifier un document, d’installer une mise à jour ou de vérifier la sécurité d’un site.
L’âge structure fortement cet écart technologique. L’illectronisme concerne seulement 1 % des 16-29 ans, contre 17 % des 60-74 ans. La génération la plus âgée a connu la digitalisation des services publics, des banques et du commerce à un rythme rapide, souvent sans formation adaptée.
Le diplôme pèse encore davantage. Parmi les personnes titulaires du brevet ou d’un niveau inférieur, 19 % sont concernées. La proportion tombe sous 1 % chez les diplômés de niveau bac+3 ou plus. Chez les 60-74 ans ayant au plus le brevet, le taux atteint 35 %.
Ce constat évite une erreur courante dans les projets web. Un site ne devient pas accessible à tous parce qu’il est responsive. Une page qui réclame un code reçu par SMS, une double authentification mal expliquée et un formulaire qui efface les données au moindre retour arrière peuvent exclure des utilisateurs pourtant équipés.
| Profil observé en 2025 | Part concernée par l’illectronisme | Lecture concrète |
|---|---|---|
| 16-29 ans | 1 % | L’accès et les usages courants sont largement installés. |
| 45-59 ans | 6 % | Les difficultés existent malgré une forte présence dans la vie active. |
| 60-74 ans | 17 % | Les démarches dématérialisées créent davantage de ruptures. |
| Brevet ou niveau inférieur | 19 % | Le niveau de formation reste un facteur très discriminant. |
| 60-74 ans, brevet ou moins | 35 % | Ce groupe concentre une grande part des situations de retrait numérique. |
L’inclusion numérique ne consiste donc pas seulement à distribuer des appareils ou ouvrir un point Wi-Fi. Elle suppose des interfaces lisibles, des accompagnements humains et des parcours qui ne punissent pas la moindre mauvaise manipulation. Un formulaire public qui impose de scanner un document avec son téléphone doit aussi expliquer comment recadrer l’image, vérifier sa lisibilité et recommencer sans perdre le dossier.
Le smartphone a réduit l’écart d’équipement. Il n’a pas supprimé l’écart de compréhension, de confiance et de contrôle.

Compétences numériques : communiquer est courant, protéger ses données l’est moins
Envoyer un message vocal, partager une photo ou participer à une visioconférence ne mesure qu’une partie des compétences numériques. Ces gestes sont devenus familiers parce qu’ils sont répétés chaque jour. Le vrai test arrive lorsqu’il faut résoudre un incident, paramétrer une confidentialité ou utiliser un logiciel qui ne guide pas chaque étape.
L’Insee distingue plusieurs domaines : recherche d’information, communication, usage de logiciels, résolution de problèmes et protection de la vie privée. Cette grille est plus utile qu’une opposition caricaturale entre personnes « à l’aise » et personnes « perdues ». Quelqu’un peut très bien commander en ligne tout en réutilisant le même mot de passe sur sa messagerie et sa banque.
En 2025, 35 % des Français atteignent un niveau avancé de compétences numériques. Trente et un pour cent se situent au niveau basique, tandis que 27 % présentent un niveau faible. Ces proportions montrent que la majorité ne maîtrise pas l’ensemble des usages complexes attendus par les services, les employeurs ou les plateformes.
Les jeunes utilisent beaucoup le numérique, sans tout maîtriser
La génération des 16-29 ans est très connectée, mais elle n’est pas homogène. Seuls 51 % de cette tranche d’âge disposent de compétences avancées. Les 49 % restants ont un niveau basique ou faible selon les indicateurs retenus.
Cette nuance compte dans les discours sur les « digital natives ». Savoir naviguer sur TikTok, commander via une application ou créer une vidéo courte ne donne pas automatiquement les bases utiles pour administrer un site WordPress, régler un nom de domaine ou exporter une sauvegarde. Un tableau de bord OVHcloud, o2switch ou Shopify demande une logique différente de celle d’un réseau social.
Les écarts se creusent avec l’âge. Chez les 60-74 ans, 16 % seulement atteignent le niveau avancé. La formation reste un facteur puissant : 58 % des titulaires d’un bac+3 ou plus se situent à ce niveau, contre 18 % des personnes ayant le brevet ou moins.
La confidentialité reste le point faible des usages quotidiens
La communication est le domaine le mieux maîtrisé, avec 85 % des répondants ayant des notions avancées. La recherche d’information suit à 71 %, puis la résolution de problèmes à 67 %. Ces scores expliquent pourquoi le numérique paraît accessible dans la vie courante.
Deux zones résistent davantage. Seuls 53 % des Français ont des compétences avancées en matière de protection et de confidentialité. L’usage des logiciels atteint 56 %. Dans ces deux domaines, l’absence totale de notions concerne respectivement 22 % et 23 % des répondants.
Cette faiblesse se voit immédiatement sur le terrain. Un utilisateur accepte les cookies sans lire, autorise une application de lampe torche à consulter ses contacts, ou transmet une photo de carte d’identité via une messagerie non sécurisée. Les arnaques exploitent précisément ces automatismes.
- Vérifier l’adresse du site avant de saisir un mot de passe ou des coordonnées bancaires évite les pages de phishing qui imitent Ameli, La Poste ou une banque.
- Activer la double authentification sur la messagerie protège mieux un compte qu’un mot de passe seul, surtout s’il a déjà circulé dans une fuite de données.
- Mettre à jour le système et les applications corrige des failles connues. Reporter indéfiniment la notification laisse le téléphone exposé.
- Contrôler les autorisations dans les réglages Android ou iOS limite l’accès d’une application à la caméra, au micro et à la localisation.
Pour un créateur de site, ces chiffres changent aussi la façon de concevoir un parcours. Un bouton « connecter Google » peut rassurer certains visiteurs et désorienter d’autres. Une politique de confidentialité écrite en jargon juridique ne règle rien si personne ne comprend quelles données sont collectées.
La compétence numérique ne se résume pas à réussir une tâche. Elle inclut la capacité à comprendre ce que l’outil demande, ce qu’il conserve et ce qui se passe lorsqu’il tombe en panne.
Intelligence artificielle générative : l’adoption numérique avance à deux vitesses
L’intelligence artificielle générative a quitté le statut de curiosité réservée aux technophiles. En 2025, 37 % des Français de 16 à 74 ans déclaraient avoir utilisé ce type d’outil au cours des trois derniers mois. Cela inclut les assistants capables de produire du texte, résumer un document, créer une image ou répondre à une consigne.
Le chiffre est élevé, mais il ne raconte pas une adoption uniforme. Utiliser ChatGPT une fois pour reformuler un mail n’a rien à voir avec intégrer Claude, Gemini, Mistral ou Microsoft Copilot dans un flux de travail. L’usage régulier, la capacité à vérifier une réponse et la compréhension des limites restent très inégalement répartis.
Les étudiants dominent les usages d’IA, loin devant les autres groupes
Chez les 16-29 ans, 73 % ont utilisé une IA générative. La proportion tombe à 9 % chez les 60-74 ans. L’écart générationnel est massif, mais le statut d’activité dessine une ligne encore plus nette.
Les étudiants arrivent très loin devant, avec 85 % d’utilisateurs. L’apprentissage est leur premier motif : 87 % des étudiants ayant recours à l’IA la citent pour cet usage. Elle sert à expliquer une notion, corriger la forme d’un texte, produire un plan ou générer des exercices.
Cette pratique peut aider à débloquer une recherche, mais elle pose une limite immédiate. Une réponse bien formulée peut être fausse, datée ou inventer une source. Copier un texte généré dans un devoir, une page de vente ou un article WordPress sans contrôle produit rapidement des erreurs visibles dans les résultats Google.
Les actifs en emploi ne sont que 40 % à avoir utilisé ces outils sur la période mesurée. Chez les chômeurs, la part atteint 43 %. Pour ces groupes, l’usage personnel reste majoritaire, à 75 % chez les actifs et 74 % pour l’ensemble des utilisateurs hors étudiants.
L’usage professionnel est cité par 61 % des actifs qui utilisent l’IA. Ce chiffre montre une réalité moins spectaculaire que les annonces marketing. L’outil est souvent utilisé pour rédiger une première version, préparer une synthèse, traduire un passage ou organiser des idées. Il ne remplace pas la validation métier, la gestion des données sensibles ou la responsabilité liée à une décision.
Une réponse d’IA doit être traitée comme un brouillon, pas comme une source
Le piège classique commence par une requête vague. « Écris un texte SEO sur les smartphones » produit souvent un contenu générique, rempli de formulations interchangeables et de chiffres non sourcés. Sur un site, ce type de page ajoute du volume sans ajouter de valeur.
Un usage plus solide consiste à fournir un contexte précis. Pour améliorer une fiche WooCommerce, il faut indiquer le produit, le public, les contraintes légales, les caractéristiques vérifiées et le ton souhaité. L’IA peut alors organiser l’information, suggérer des titres ou signaler des angles manquants.
Les données personnelles ne doivent pas servir de carburant sans réflexion. Coller dans une conversation une liste de clients, un CV reçu par mail, un contrat ou des identifiants d’accès revient à confier une information sensible à un service tiers. Avant de saisir quoi que ce soit, il faut vérifier les conditions du compte utilisé et les réglages de conservation des données.
La nouvelle fracture numérique se joue aussi ici. Certains utilisateurs savent formuler une consigne, recouper le résultat et corriger les erreurs. D’autres prennent une réponse générée pour un fait établi. L’intelligence artificielle accélère les tâches, mais elle accélère aussi les mauvaises décisions quand la vérification disparaît.
Smartphones et accès internet : l’équipement masque des écarts de confort
Le smartphone domine l’équipement numérique en France, devant l’ordinateur. En 2025, 79,4 % des Français de 15 ans ou plus possédaient un ordinateur, contre 84,2 % pour le téléphone connecté. Les tablettes équipent 40,5 % de la population et les liseuses seulement 9 %.
Ces chiffres peuvent donner l’impression que le problème d’accès internet est réglé. Ce n’est pas le cas. Un forfait mobile limité, un écran fissuré, une batterie usée ou une connexion instable rendent les démarches plus compliquées, même quand l’équipement existe officiellement.
Un ordinateur reste mieux adapté pour une déclaration professionnelle, un téléversement de fichiers lourds, la gestion d’une boutique en ligne ou l’administration d’un site. Modifier un fichier dans wp-config.php, inspecter une erreur PHP ou comparer deux tableaux de statistiques n’a rien de confortable sur un téléphone.
Le niveau de vie pèse surtout sur l’accès à l’ordinateur
La différence entre les ménages modestes et les plus aisés est particulièrement visible sur l’ordinateur. L’écart atteint environ 20 points entre le premier quartile de niveau de vie, où 69,9 % des personnes sont équipées, et le quatrième, où la part grimpe à 90,3 %.
Pour le smartphone, l’écart est plus resserré, autour de 12 points. Le mobile s’est imposé comme le terminal de base, y compris dans les foyers qui ne disposent pas d’ordinateur personnel. Cette généralisation réduit certains freins, mais elle peut enfermer les usagers dans une navigation mobile subie.
La liseuse illustre une autre logique. Elle est détenue par 15,6 % des personnes du quartile supérieur, contre 6,1 % dans le quartile inférieur. Ce produit reste davantage associé au budget disponible et aux habitudes culturelles qu’aux démarches imposées par la digitalisation.
| Équipement en France en 2025 | Part des personnes de 15 ans ou plus | Ce que cela permet réellement |
|---|---|---|
| Smartphone | 84,2 % | Messagerie, navigation mobile, applications, authentification et services rapides. |
| Ordinateur | 79,4 % | Documents, formulaires complexes, travail, création de site et gestion de fichiers. |
| Tablette | 40,5 % | Lecture, vidéo, navigation confortable, avec des limites proches du mobile. | Liseuse | 9 % | Lecture numérique, usage spécialisé et non lié à l’accès aux services. |
| Aucun de ces équipements | 7,2 % | Rupture directe avec une grande partie des services dématérialisés. |
Les plus de 75 ans restent les plus exposés au non-équipement
Le téléphone connecté reste très présent jusqu’à 74 ans, avec un taux de 75,6 % chez les 60-74 ans. Après 75 ans, la part chute à 48,5 %. Cette baisse ne relève pas uniquement d’un refus de la technologie : déficiences visuelles, coût, absence d’accompagnement et crainte de l’erreur jouent souvent ensemble.
Chez les 75 ans ou plus, 34,6 % des personnes ne possèdent aucun des équipements mesurés. C’est près de cinq fois la moyenne nationale. Quand la prise de rendez-vous, la consultation des résultats médicaux ou les échanges avec certains services passent par un portail en ligne, cette absence d’équipement devient une contrainte quotidienne.
La densité géographique explique moins les différences. Entre une zone rurale non périurbaine et un espace urbain dense, l’écart ne dépasse pas trois points pour l’ordinateur. Pour les smartphones, il peut atteindre 11 points, mais il reste inférieur aux écarts liés à l’âge ou aux revenus.
Concevoir un service mobile ne doit donc pas signifier supposer que tout le monde sait l’utiliser. Une page légère, des champs larges, un numéro de téléphone visible et une procédure sans pop-up agressive réduisent les abandons plus sûrement qu’une animation sophistiquée.
Inclusion numérique : concevoir des services qui ne laissent pas les utilisateurs derrière
La réponse à la fracture numérique ne se limite pas aux ateliers d’initiation. Ces actions sont utiles, notamment pour apprendre à créer une adresse mail, gérer des fichiers ou repérer une tentative d’arnaque. Elles ne corrigent pas un site mal conçu, une procédure opaque ou un support client réduit à un chatbot.
Un service en ligne doit accepter qu’un utilisateur se trompe. Il doit permettre de revenir en arrière, afficher une erreur compréhensible et proposer une autre voie lorsqu’une authentification échoue. Un message comme « erreur 403 » ne renseigne personne. « Votre accès est bloqué car votre session a expiré, reconnectez-vous puis recommencez l’envoi » est déjà exploitable.
Les créateurs de sites ont une responsabilité directe
Un site WordPress peut devenir inutilisable après l’ajout d’un plugin de pop-up, d’un bandeau cookie trop lourd ou d’un formulaire mal testé. Sur mobile, une fenêtre qui cache le bouton « envoyer » suffit à faire échouer une inscription. Le propriétaire du site voit une baisse de conversion ; l’utilisateur voit un outil qui « ne marche jamais ».
Le test doit être fait sur un vrai smartphone, avec une connexion mobile moyenne, pas uniquement dans l’aperçu responsive de Chrome. Il faut vérifier le parcours complet : arrivée depuis Google, lecture de la page, clic sur le bouton, réception du mail, validation du lien et retour sur le site.
Les Core Web Vitals offrent aussi un repère concret. Une page qui dépasse quatre secondes de chargement sur réseau mobile perd des visiteurs, notamment ceux qui disposent d’un téléphone ancien ou d’un forfait réduit. Installer WP Rocket ne corrige pas à lui seul un thème trop lourd, des images de 4 Mo ou cinq scripts publicitaires.
Sur WordPress, les réglages de cache, les mises à jour PHP et la compatibilité des extensions doivent être vérifiés avant intervention. Une configuration testée avec PHP 8.2 et un thème récent peut casser sur un hébergement mutualisé resté en PHP 7.4. La technique ne doit pas créer une nouvelle barrière pour l’utilisateur final.
Former à l’IA sans apprendre à vérifier crée une dépendance
L’inclusion numérique doit désormais intégrer l’intelligence artificielle. Il ne suffit pas de montrer comment écrire une question dans un assistant. Il faut apprendre à demander une source, comparer une réponse avec un site institutionnel, identifier une affirmation incertaine et ne pas transmettre de données privées.
Les bibliothèques, médiathèques, espaces France Services et associations ont un rôle concret. Un accompagnement utile part d’une tâche réelle : renouveler des papiers, consulter un dossier de santé, envoyer un CV ou sécuriser une messagerie. Une démonstration abstraite sur « le numérique » laisse peu de traces quand la personne rentre chez elle.
Les entreprises ont aussi intérêt à réduire la complexité. Forcer un salarié à utiliser cinq plateformes différentes, chacune avec ses identifiants et ses notifications, favorise les contournements : mots de passe notés sur papier, comptes partagés, documents envoyés par messagerie personnelle. La sécurité baisse quand les outils imposés dépassent les compétences disponibles.
Une digitalisation utile laisse toujours une porte de sortie. Un humain joignable, un document téléchargeable, un parcours guidé et des mots compréhensibles coûtent moins cher qu’un support qui traite les erreurs causées par une interface incompréhensible.
Quelle part des Français est touchée par l’illectronisme ?
En 2025, 7 % des Français âgés de 16 à 74 ans étaient concernés. Ce total comprend 5 % de non-internautes et 2 % d’internautes sans compétences numériques de base.
Les smartphones ont-ils réduit la fracture numérique ?
Ils ont réduit l’écart d’équipement, car 84,2 % des Français de 15 ans ou plus en possèdent un. Ils ne remplacent pas toujours un ordinateur pour les formulaires complexes, les fichiers, le travail ou la gestion d’un site.
Combien de Français utilisent une IA générative ?
En 2025, 37 % des 16-74 ans en avaient utilisé au cours des trois mois précédents. La pratique atteint 73 % chez les 16-29 ans et 85 % chez les étudiants.
Quelles compétences numériques posent le plus de difficultés ?
La protection de la vie privée et l’usage des logiciels sont les domaines les moins maîtrisés. Seuls 53 % des répondants ont un niveau avancé en confidentialité et 56 % pour les logiciels.